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Ибо слово Божие живо и действенно

Бесплатный фрагмент - Ибо слово Божие живо и действенно

Учебно-методическое пособие по религиозному переводу (французский язык)

Объем:
400 стр.
Возрастное ограничение:
12+
ISBN:
978-5-4496-1212-0
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Ибо слово Божие живо и действенно
УЧЕБНО-МЕТОДИЧЕСКОЕ ПОСОБИЕ ПО РЕЛИГИОЗНОМУ ПЕРЕВОДУ (ФРАНЦУЗСКИЙ ЯЗЫК)

Автор-составитель

канд. филол. наук
Макарова А. С.
Научный редактор
докт. филол. наук
Ломакина О. В.
Рецензенты
канд. филол. наук Бредис М. А.
канд. пед. наук Дудушкина С. В.

2019 г.

Table des matières

1. Préface p. 4—5

2. Texte 1 «La philosophie des religions» p. 6—10

3. Texte 2 «Christianisme» p. 10—18

4. Texte 3 «Culte» p. 18—22

5. Texte 4 «Principales dénominations» p. 22—25

6. Texte 5 «Controverses théologiques» p. 25—30

7. Texte 6 «Christianisme orthodoxe» p. 30—32

8. Texte 7 «Église orthodoxe» p. 32—33

9. Texte 8 «Le sens du dogme» p. 33—35

10. Texte 9 «Jésus-Christ» p. 35—36

11. Texte 10 «Messie» p. 36—37

12. Texte 11 «Marie (mère de Jésus)» p. 37—38

13. Texte 12 «Douze Apôtres» p. 38—41

14. Texte 13 «Icône» p. 41—44

15. Texte 14 «Œuvres d’Art» p. 44—46

16. Texte 15 «Pour l’Église orthodoxe: lire la Bible hébraïque ou la Septante?» p. 46—55

17. Texte 16 «Le grand carême, voyage vers Pâques» p. 55—59

18. Epreuve p. 60—62

19. Références p. 63—64

Предисловие

Данное учебно-методическое пособие предназначено для обучения религиозному письменному переводу с французского языка на русский. Его цель — развитие навыков перевода текстов религиозной тематики, а также ознакомление студентов с базовой лексикой и оборотами религиозного дискурса, с его стилистическими особенностями.

«Религиозная коммуникация — древнейший тип человеческого общения, прагмалингвистика и риторика которого диктуют своё отношение к этому явлению как к особому виду дискурса» [Макарова 2018: 253], работая с ним, важно обладать определёнными религиозными фоновыми знаниями. Если говорить о лексико-фразеологических средствах французского и русского языков, то в первую очередь следует выделить те, которые входят в общехристианский фонд обоих языков. При переводе данных языковых единиц и образов возможно подобрать эквивалент или совпадающую библейскую цитату. «Вместе с тем, различие общественной и духовной истории России и Франции, конфессиональные акценты, социолингвистический фактор наложили отпечаток на количество, выбор и употребляемость единиц и образов, имеющих истоком Ветхий и Новый Заветы» [Жуковская 2006: 13]. Поэтому переводчик текстов, относящихся к религиозному дискурсу, обязан учитывать следующие факты: не всегда в русском языке есть аналогичное выражение на французском, то есть некоторые французские библеизмы переводятся на русский при помощи других оборотов; во французском фонде есть библеизмы, сохранившие оригинальный вид на латинском языке, а в русском имеется немало выражений и слов на церковнославянском языке; иногда в обоих языках один и тот же библеизм имеет разные значения и т. д.

В связи с вышесказанным тексты пособия сопровождаются вокабулярами, пояснениями и упражнениями, способствующими развитию навыков, необходимых для преодоления переводческих трудностей и развивающих тематическую лексико-фразеологическую базу учащегося. Некоторые упражнения нацелены на углубление знаний идиом и паремий, восходящих к текстам, персонажам и образам Библии как французского, так и русского языков.

В книге представлены темы, дополняющие друг друга: христианство, православие, католицизм, протестантизм, Иисус Христос, Дева Мария, апостолы, икона и т. д. Предлагаемые тексты могут переводиться как на занятии, так и дома. Часть упражнений предполагает самостоятельную работу студента с разными словарями. Кроме того, преподаватель сам определяет, какой текст может быть переведён устно, а какой — письменно.

В конце пособия есть задания, которые могут быть использованы на зачёте/экзамене как итоговый контроль пройденного курса.

Автор

TEXTE 1
La philosophie des religions
PARTIE 1

Les religions, le pluriel est important, sont l’objet de débats passionnés voire violents. La philosophie a toujours pris les religions comme objet d’étude, on sait qu’une des accusations portées contre Socrate était qu’il semblait critiquer les croyances et rites populaires répandus à Athènes. Accuser d’impiété celui qui discute des pratiques et des croyances religieuses est sûrement exagéré. L’ensemble des attitudes face aux religions se trouvent développé dans la tradition philosophique et dans la philosophie contemporaine: de la croyance la plus fervente à l’athéisme le plus militant en passant par le scepticisme et l’agnosticisme.

Vocabulaire

Un rite populaire répandu — распространённый народный обряд; ритуалобычай

Une impiété — безбожие; нечестивость; неверие; кощунство; святотатство

fervent — ревностный; усердный; горячий

PARTIE 2
Définir «religion»

Le terme «religion» contient une part de flou et d’imprécision: il y a de nombreuses pratiques religieuses qui vont du sacrifice humain aux interdits alimentaires en passant par la prière et les rites organisant les différents moments de la vie (naissance, mariage, mort, passage de l’enfance à l’âge adulte, construction d’un habitat, etc.); mais il y a aussi de nombreuses croyances, les croyances animistes, polythéistes, monothéistes. Et tout cela s’intègre dans des organisations sociales et politiques variées dans lesquelles on trouve aussi bien des religions dominantes politiquement que des Etats laïques où les religions sont sans pouvoir politique.

Les sociologues et les anthropologues des religions ont pris l’habitude de distinguer les conceptions substantialistes et les conceptions fonctionnalistes qui à chaque fois ont pour but de distinguer le religieux des autres activités humaines.

Les conceptions substantialistes considèrent que les religions ont un contenu ou un objet propre qui les distinguent de l’Etat, de la science, de la morale. Les conceptions fonctionnalistes n’attribuent pas un objet spécifique aux religions mais se focalisent sur le rôle, la fonction, que les religions ont dans la vie individuelle ou collective des êtres humains. Les religions permettent, selon les différentes hypothèses, d’avoir moins peur de la mort, de renforcer la morale et la coopération entre les humains, de justifier le pouvoir politique, d’organiser la société, d’expliquer les phénomènes naturels, etc.

Les religions sont des phénomènes historiques difficiles à réduire à une ou deux caractéristiques fondamentales. On évitera donc d’essentialiser les religions, de croire qu’il y a une manière simple de comprendre le religieux. C’est par l’accumulation de réflexions sur des problèmes liés aux religions que l’on peut espérer embrasser la diversité des phénomènes religieux sans porter de jugements de valeur généraux et hâtifs.

Vocabulaire

La flou — неопределённость, размытость

une imprécision — неточность

avoir pour but — иметь целью

un contenu — содержимое

se focaliser — сосредоточиваться

éviter — избегать

embrasser — охватывать; заключать в себе

hâtif — поспешный; торопливый

PARTIE 3
Questions métaphysiques: l’objet des religions

La métaphysique consiste à s’interroger sur la réalité ultime du monde par-delà les apparences. Les religions ont en général un contenu métaphysique, elles disent quelque chose de la réalité ultime par-delà les apparences.

Les polythéistes ou les animistes croient que le monde est non seulement constitué d’animaux, d’objets matériels, d’êtres humains mais aussi d’entités surnaturelles, des «esprits», présentes en toutes choses. Les théistes ont une métaphysique plus épurée car ils ne croient qu’à un Dieu, en général, transcendant le monde, créateur de ce monde, exigeant des êtres humains des comportements moraux et religieux et pouvant garantir une vie après la mort. Dans des religions comme le Bouddhisme ou dans certaines traditions mystiques, «l’objet» est encore plus épuré, il n’est plus un Dieu avec des attributs comme l’omniscience ou la sagesse, il est le principe ultime de toutes choses, le principe absolument simple sur quoi tout repose et qu’il est difficile d’exprimer dans le langage humain.

Vocabulaire

Ultime — конечный

par-delà — по ту сторону

une entité — бытие; реальность; сущность; существо

épuré — очищенный; исправленный; улучшенный

transcendant — возвышенный; совершенный; трансцендентный

une omniscience — всеведение

PARTIE 4
Questions morales: religions et sens de la vie

Les croyances religieuses n’ont pas qu’un contenu métaphysique mais aussi une dimension morale très forte. Appartenir à une religion, c’est suivre des règles qui organisent l’existence, les relations hommes/femmes, adultes/enfants, dominants/dominés, autochtones/étrangers. Les règles religieuses fixent aussi des interdits et des sanctions dont certaines seront infligées après la mort, lors du jugement des âmes ou des esprits. La peur, la honte, la culpabilisation sont des notions morales que l’on associe aussi aux religions.

Là où les religions peuvent paraître indispensables, c’est à propos du sens de la vie. La vie humaine sans religion serait dénuée de sens à cause de la souffrance et du mal en général. Pour croire en l’humanité et pour croire que vivre n’est pas une absurdité, il faudrait s’en remettre à un Dieu ou à une réalité ultime qui par-delà les apparences assure que la vraie vie ou le salut est possible. Les religions seraient des pratiques permettant de garder le lien avec ce qui donne sens à la vie, car la vie humaine en elle-même, coupée de ce lien, serait absurde.

On objectera que justement le mal, notamment le mal gratuit et absurde qui frappe les innocents ou ceux qui ne le méritent pas laisse à penser qu’il n’y a pas de Dieu providentiel ou de principe bon au fondement du monde. Le mal et l’apparente absurdité de la vie reçoivent donc deux interprétations opposées. D’un côté, le mal et l’absurde engagent à se tourner vers les religions comme réponse et espérance que le Bien peut triompher. D’un autre côté, ils servent d’objection contre ceux qui croient qu’il y a un Dieu ou un être bienveillant qui veille sur l’existence: si un principe bon existait, alors il n’y aurait pas ce mal et cette absurdité, tel est, en résumé, l’argument du mal contre l’existence de Dieu.

Vocabulaire

Un autochtone — местный житель

Infligé — взысканный

dénué de — лишённый

le mal gratuit — беспричинное; безосновательное зло

PARTIE 5
Questions scientifiques: religions et modernité

Parmi les raisons de rejeter les religions comme irrationnelles, la référence aux sciences est omniprésente. Les sciences de la nature principalement permettraient d’expliquer le monde sans faire référence aux entités postulées par les croyances religieuses.

La question de l’origine du monde est souvent l’objet de débats mal posés et confus. Les mythes religieux contiennent souvent des récits des origines de la terre, de l’humain ou de l’univers entier. Pris en un sens littéral, ces récits, comme celui contenu dans la Genèse, ne correspondent pas du tout à ce que nous pouvons maintenant savoir sur l’histoire de l’univers, sur sa naissance et son évolution. Hormis quelques fanatiques, les croyants ne lisent pas ces mythes littéralement, ils leur donnent un sens métaphorique: il y a bien un Dieu créateur de toutes choses mais comment le monde a été fait et s’est développé, voilà ce que le mythe ne dit pas vraiment et que les sciences peuvent éclaircir. Un partage des tâches est possible entre la religion portant sur l’existence d’une origine de l’univers et les sciences décrivant cet univers une fois créé.

Plus problématique est la question des miracles ou plus généralement celle de l’intervention des entités religieuses dans le cours de la nature. Les sciences de la nature décrivent des régularités, elles rattachent les événements du monde à d’autres événements du monde sans invoquer d’entités surnaturelles: s’il pleut c’est parce que les nuages contiennent de l’eau et que selon certaines lois de la nature, cette eau se déverse sous forme de pluie dans des circonstances précises. Ces sciences paraissent mieux se comprendre dans un cadre naturaliste sans Dieu ou esprits. Or, les croyants invoquent souvent des raisons de croire qui font référence à des miracles, à des événements qui sont en rupture avec le cours régulier de la nature décrit par les sciences. Telle guérison n’a pas pu être naturelle, telle apparition d’un esprit non plus, la résurrection de Jésus est miraculeuse tout comme la Révélation du Coran à Mohammed. Croire aux miracles n’est-il pas une attitude irrationnelle et superstitieuse? Le développement des sciences ne doit-il pas au contraire encourager une compréhension naturaliste du monde?

Vocabulaire

Omniprésent — вездесущий; постоянный

Hormis — кроме; исключая; за исключением; не считая

Invoquer — взывать; призывать; ссылаться

en rupture — в ссоре; в разрыве

TEXTE 2
Christianisme
PARTIE 1

Le christianisme est une religion abrahamique fondée sur l’enseignement, la personne et la vie de Jésus de Nazareth, tels qu’interprétés à partir du Nouveau Testament. Il s’agit d’une religion du salut considérant Jésus-Christ comme le Messie annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament. La foi en la résurrection de Jésus est au cœur du christianisme car elle signifie le début d’un espoir d’éternité libéré du mal.

Les premières communautés chrétiennes naissent au Ier siècle en Judée et dans les grandes villes de la diaspora juive telles que Rome, Éphèse, Antioche et Alexandrie. Le christianisme se développe dès le IIe siècle dans l’Empire romain, dont il devient la religion officielle à la fin du IVe siècle, mais aussi en Perse, en Inde et en Éthiopie. Au Moyen Âge, le christianisme devient majoritaire en Europe, tandis qu’il s’amenuise face à l’islam dans les régions où il est né. Il est devenu la religion la plus importante de la planète en raison de son expansion en Amérique à partir du XVIe siècle et en Afrique depuis le XXe siècle. Il est actuellement présent dans tous les pays. À la mi-2015, le nombre total de chrétiens dans le monde est évalué à 2,4 milliards, ce qui en fait la religion comptant le plus de fidèles devant l’islam et l’hindouisme.

Les Églises chrétiennes sont regroupées en différentes branches, dont les principales sont: le catholicisme, le christianisme orthodoxe et le protestantisme représentant respectivement 51%, 11% et 38% du total des chrétiens en 2017.

Vocabulaire

fondée sur l’enseignement — основанное на учении

tel — такой

à partir du Nouveau Testament — начиная с Нового Завета

Il s’agit de — речь идёт о

Le salut considérant — спасение, рассматривающее

les prophètes de l’Ancien Testament — пророки Ветхого Завета

La foi — вера

signifier — значить

un espoir d’éternité libéré du mal — надежда вечной жизни, освобожденной от зла

naissent (naître) — рождаются (родиться)

dont — в которой

Le Moyen Âge — Средневековье, Средние века

s’amenuise face à — сокращается перед

en raison de — по причине

À la mi- — в середине

est évalué à — достигает

comptant le plus de fidèles — насчитывающая больше верующих

une branche — ветвь, ответвление

respectivement — соответственно

PARTIE 2
Étymologie

Le nom «christianisme» vient du mot grec Christos (Χριστός), qui traduit l’hébreu Messie («celui qui a reçu l’onction»). Ce mot, originellement appliqué à différents personnages de la Bible (prophètes et rois), désigne, dans le judaïsme tardif, un personnage qui viendra à la fin des temps restaurer la royauté de Dieu en Israël. Le nom de Jésus-Christ a été donné par les chrétiens à Jésus, qu’ils considèrent comme étant le Messie prophétisé dans l’Ancien Testament.

Le mot «chrétien» n’est pas utilisé par le Nouveau Testament pour désigner les disciples de Jésus; ceux-ci sont habituellement appelés les « Galiléens» ou les «Nazôréens». Les Actes des Apôtres indiquent que le nom de «chrétien», dérivé de «Christ», signifiant «partisan du Christ», fut attribué aux disciples de Jésus de Nazareth à Antioche, en Syrie antique (actuelle Turquie), qui était à l’époque une ville de langue grecque.

La référence la plus ancienne connue pour le terme «christianisme» se trouve dans la lettre d’Ignace d’Antioche aux Magnésiens à la fin du Ier siècle.

Vocabulaire

l’hébreu — древнееврейский язык (иврит)

celui qui a reçu l’onction — тот, кто получил помазание

appliqué à — применимо/применяется к

le roi — король/царь

les disciples — ученики/последователи

ceux-ci — эти (они)

Apôtres — Апостолы

attribué à — приписывается

La référence la plus ancienne — самое древнее упоминание (ссылка)

Test d’autoévaluation 1

Associez les idiomes français aux équivalents russes:

PARTIE 3

De la foi en la Résurrection au Credo

Jésus-Christ est la figure centrale du christianisme. Selon l’historien des religions Mircea Eliade, le fondement historique de la religion chrétienne est la foi en sa résurrection. La résurrection est pour les premiers chrétiens le «signe indubitable» de la divinité du Christ; selon le théologien Jacques Guillet Jésus ressuscité «vient leur rendre le goût du passé et la lumière de l’avenir. Ses disciples sont toujours ses amis, ils vont annoncer sa victoire. Eux aussi ont passé par une mort, Jésus les ramène à la vie». La crucifixion et la résurrection montrent «la triomphante victoire sur les pouvoirs du mal». La résurrection du Christ symbolise l’idée que l’homme peut faire confiance au Bien, s’engager pour le Bien: «Le Seigneur est venu dans le monde (…) afin de détruire la tyrannie du mal et de libérer les hommes. (…) Par la mort, Il a détruit la mort, et réduit à rien celui qui avait le pouvoir de tuer». La Résurrection signifie aussi que Jésus continue de vivre avec ses disciples qui, par la foi, vivent de sa présence.

Le plus ancien témoignage écrit du kérygme, le noyau de la foi chrétienne, se trouve exprimé dans la lettre aux Corinthiens: «Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, il est apparu à Céphas puis aux douze».

Des professions de foi (ou credo) sont venues préciser la foi chrétienne, la principale étant le Symbole de Nicée-Constantinople. Ces professions de foi sont divisées en quatre parties. La première confirme la doctrine monothéiste du christianisme en stipulant qu’il n’y a qu’un seul Dieu qui est aussi le Créateur. La seconde partie énonce que Jésus-Christ est le fils unique de Dieu et qu’il a souffert, est mort, a été enseveli et est ressuscité avant de monter au ciel afin de juger les vivants et les morts. L’expression de fils relève de la continuité de la tradition biblique, mais les chrétiens proclament que c’est Dieu qui se révèle de façon unique en son fils Jésus-Christ. La troisième partie des professions de foi dit que l’Esprit saint, puissance agissante de Dieu, anime et sanctifie l’Eglise et, finalement, la quatrième partie énonce que Jésus-Christ a institué une Église sur Terre.

Vocabulaire

la Résurrection — Воскресение

le Credo = La profession de foi — Исповедание веры

l’historien — историк

le fondement — фундамент, основание

indubitable — бесспорный

la divinité — Божественное происхождение/Божественность

l’avenir — будущее

ramener à la vie — вернуть к жизни

La crucifixion — распятие

les pouvoirs du mal — силы зла

faire confiance au Bien — доверять Благу/добру

s’engager pour — соработать

afin de — чтобы

réduire à rien — свести на нет, к нулю

le témoignage — свидетельство

le noyau — ядро

le péché — грех

les Écritures — Священные Писания

enseveli — погребённый

préciser — уточнять

divisées en — разделённые на

confirmer — подтверждать

en stipulant — оговаривая

énoncer — сообщать, говорить

L’expression de fils relève de — воплощение Сына восходит к

se révèle de façon unique — являет себя едино

la puissance agissante de Dieu — животворящая сила Бога

sanctifier — освящать

Test d’autoévaluation 2

I. Traduisez en consultant le dictionnaire phraséologique:

— Foi qui soulève (à transporter) les montagnes;

— La foi du centurion (centenier);

— La foi, l’espérance et l’amour;

— Profession de foi;

— Croire à qch comme un article de foi;

— Prendre qch pour un article de foi;

— Sans foi ni foi.

II. Traduisez et dites à qui appartiennent ces paroles:

«Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l’espérance et l’amour, mais l’amour est le plus grand».

PARTIE 4
Une nouvelle lecture de l’Ancien Testament

À la Torah, qui correspond à ce que les chrétiens nomment l’Ancien Testament, les premiers siècles du christianisme ont adjoint le Nouveau Testament; réunis, ces deux textes constituent la Bible chrétienne. Le canon du Nouveau Testament présente quelques variantes selon les confessions. Pour l’Église latine, il est composé de 27 écrits: les quatre évangiles canoniques, les Actes des Apôtres, les épîtres de plusieurs apôtres aux premières communautés chrétiennes et l’Apocalypse; il exclut de nombreux textes chrétiens apocryphes, parmi lesquels une douzaine d’évangiles. Il rejette, en particulier, celui de Thomas, qualifié de gnostique, mais qui est reconnu par l’Église syriaque de l’Orient. L'Église orthodoxe éthiopienne a un canon biblique plus large, qui inclut notamment l’Ascension d’Isaïe, le Livre des Jubilés et le Livre d’Hénoch.

Dès le Ier siècle, le «concile de Jérusalem» dut se prononcer sur la continuité de la nouvelle foi avec la Torah. Les chrétiens précisent que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l’«Ancien» mais l’accomplir.

Marcion, vers 140, rejeta la présence de l’Ancien Testament dans le canon chrétien. Le marcionisme distingue le Dieu créateur de l’Ancien Testament du Dieu d’amour des écrits pauliniens. Ces idées furent condamnées par le presbyterium romain présidé par l’évêque Anicet en 144. La doctrine de Marcion resta cependant largement répandue dans tout le bassin méditerranéen pendant environ deux siècles. Elle laissera des traces dans les mentalités jusqu’à nos jours.

Irénée de Lyon affirme à la même époque que la Loi a été abrégée et non abrogée. Il bâtit une théologie de l’Histoire qui donne un sens à celle-ci, déterminé par le plan de Dieu, de la Création à l’Incarnation et dans l’attente du retour du Christ.

L’inculturation du christianisme dans la culture gréco-romaine est l’œuvre des Pères de l’Église vers la fin du IVe siècle. Nés pour la plupart dans des familles chrétiennes de l’élite locale, ils effectuent un travail de réappropriation de la Bible hébraïque, dont les citations abondent dans leurs ouvrages, associée à la philosophie grecque.

Vocabulaire

correspondre à — соответствовать, отвечать чему-л.

adjoindre — присоединять

réunis — соединённые, объединённые

constituer — составлять, состоять из

les Actes des Apôtres — Деяния апостолов

les épîtres des Apôtres — Апостольские послания

exclure — исключать, устранять

apocryphes, parmi lesquels — апокрифы, среди которых

rejeter — исключать, отвергать

inclure — включать в себя, содержать

le concile — церковный собор, постановления собора; соборный устав

se prononcer sur — принять решение по

accomplir — выполнять; осуществлять

paulinien — паулинистский

condamnées par le presbyterium — осуждённые коллегией пресвитеров

l’évêque — епископ

répandue — распространённая

environ — примерно, приблизительно

laisser des traces — запечатлеться

affirmer — утверждать

la Loi — Закон

abrégée — сокращён

non abrogée — не отменённый

déterminé — определён

de la Création à l’Incarnation — от Творения к Боговоплощению

une attente — ожидание

L’inculturation — внедрение

la plupart — большинство

effectuer un travail de réappropriation — выполнять работу по толкованию

abonder — быть в изобилии

les ouvrages — работы, труды

PARTIE 5
Révélation de Dieu
comme amour

«„Dieu est l’Amour“ et rien d’autre». Pour le théologien jésuite Hans Urs von Balthasar, cet énoncé constitue le cœur du discours chrétien sur Dieu: «Dieu interprété comme amour: en cela consiste l’idée chrétienne». «En envoyant (…) son Fils unique et l’Esprit d’amour, Dieu révèle son secret le plus intime: il est Lui-même éternellement échange d’amour». «„Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui“ (1Jn 4, 16). Ces paroles de la Première lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne: l’image chrétienne de Dieu, ainsi que l’image de l’homme et de son chemin, qui en découle».

Selon l’injonction augustinienne, Dilige et quod vis fac, le christianisme reste centré sur l’amour. L’exclamation du dominicain T. Radcliffe est représentative: «Tout ce que j’ai écrit est, en un sens, un commentaire de ce que signifie aimer».

Vocabulaire

La Révélation — Откровение

Un échange d’amour — воплощённая любовь

une particulière clarté — особенная ясность

une image — образ

en découle — из этого следует, проистекает

en un sens — в каком-то смысле

Test d’autoévaluation 3

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